Voeux pour la nouvelle année 2010

Je vous propose de débuter cette année par une rétrospective des événements marquants survenus en 2009.

Et pour commencer : la bioéthique.

Les états généraux de la bioéthique se sont déroulés au cours de l’année 2009. Ils ont été l’occasion de débats publics. Des experts ont parlé « politiquement correct » … mais pas seulement. Et ce fut là une véritable surprise. On attendait un public réclamant toujours plus de libéralisme, toujours plus de transgressions au service de toutes les revendications quelles qu’elles soient. Il n’en pas été ainsi.

Le public a réclamé de la prudence, a pointé les dérives eugéniques.  Des experts sont allés dans le même sens. Les états généraux ont été plutôt une réussite… même s’il ne faudrait pas surestimer l’impact de tout cela.

La proposition de loi récente ayant trait au développement des banques de cordon ombilical témoigne d’un souci éthique  vers des pratiques plus respectueuses de la vie et de la dignité humaine.

Autour de la bioéthique, l’année 2009 fut plutôt un bon cru.

Par contre, concernant l’avortement et à la contraception, l’année écoulée restera  comme une nouvelle année noire :

-    toujours plus de financement pour le planning familial,

-    aucun geste, même le plus minime soit-il, pour développer des véritables alternatives à l’avortement,

-    mise sur le marché de la « pilule du surlendemain »,

-    proposition par Ségolène Royal du « pass contraception » etc…

-    et des chiffres toujours aussi catastrophiques.

Quant au projet de Roselyne Bachelot de donner aux sages-femmes la mission de réaliser l’avortement médicamenteux, c’est un véritable scandale. Il a finalement échoué …  ce n’est que partie remise !

La très forte mobilisation des sages-femmes aura en tout cas démontré que l’on peut impunément forcer la conscience. Et que l’avortement n’est pas aussi anodin que certains veulent le prétendre.

La question de l’euthanasie a été à nouveau débattue : ce fut le décès d’Eluana Engaro en Italie, par déni de soin puis l’affaire Sébire classée sans suite ; mais surtout la préoccupante proposition de loi socialiste débattue à l’Assemblée en décembre et qui, heureusement, n’a pas été votée.

Certes, un sondage publié avant l’été montrait une opinion très favorable aux soins palliatifs. Mais l’engagement de Nicolas Sarkozy à doubler le nombre de places en soins palliatifs est resté lettre morte.

Autre fait marquant ; les catholiques et tous les chrétiens fortement et intelligemment impliqués autour des états généraux de la bioéthique. C’est nouveau et encourageant.

Il ne faudrait pas oublier les violentes controverses autour du cette jeune brésilienne avortée et autour des déclarations du pape Benoît XVI à propos du préservatif en Afrique. Malgré les mensonges, les déformations, les manipulations, ces duex polémiques auront finalement permis aux personnes de bonne volonté de comprendre que l’Eglise, par la voix de ses Evêques et du Saint Père, porte une parole exigeante de liberté et de vérité.

Voyez, les vœux sont aisés à formuler pour la nouvelle année :

Que nous sachions  ne pas dissocier charité et vérité.

Accueillir et protéger les plus fragiles, c’est difficile ! Mais il y a une certitude : le chemin à trouver ne passe pas par la relativisation et la suppression de leur vie !

Je vous souhaite une très bonne année 2010.